"MolenGeek" partira pour les Etats-Unis un peu plus tard que prévu

©Kristof Vadino

Hier soir, l'administration américaine refusait le visa de 8 des 13 jeunes entrepreneurs en route pour un voyage d'inspiration aux Etats-Unis. Dans un élan de solidarité, personne n'a quitté le sol belge aujourd'hui. Le ministère des affaires étrangères a cependant confirmé que la situation était en train de se débloquer.

Soulagement pour les jeunes entrepreneurs de "MolenGeek". A la veille de leur départ pour leur grand voyage d'inspiration, l'administration américaine les a informés que leur visa pour entrer sur le territoire américain avait été refusé. Mais la roue semble tourner.

Les recalés de cette triste histoire pourront finalement décoller ce week-end ou en début de semaine. Le porte-parole du ministre des Affaires étrangères, David Maréchal, nous a confirmé que son ministère était parvenu à débloquer la situation avec les autorités américaines et que les visas pourraient être très prochainement accordés. "Seul le participant qui avait essuyé un refus initial voit sa situation inchangée", a-t-il commenté. Pour les autres, le rêve américain n'est plus très loin. 

Ce vendredi matin, ils étaient 8, dont Ibrahim Ouassari, co-fondateur de "MolenGeek", à décidé dans un geste de solidarité de rester sur le tarmac de l'aéroport international de Bruxelles. 

Julie Foulon, co-fondatrice de "MolenGeek", confirmait que la déception et l'incompréhension. "Nous devions partir aujourd'hui pour découvrir la Silicon Valley, visiter les plus grands campus et terminer en beauté le 22 en présentant notre projet "MolenGeek", avec Alexander De Croo, aux Nations Unies". Il était également prévu de participer au salon Techcrunch où l'un des jeunes, Guillaume Hachez (retrouvez son portrait ici), devait présenter son application "Quicklyric"

Les demandes de visa avaient été introduites dans les temps mais un participant avait essuyé un refus. Ce dernier n'a pas su fournir suffisamment de preuves pour montrer ses attaches avec la Belgique, les Etats-Unis craignant qu'il ne reste indéfiniment sur leur territoire. "Faute de places suffisantes, nous avons dû séparer le groupe en deux vols pour le trajet vers New-York. Ceux qui ont été avertis hier que leur demande de visa était finalement refusée faisaient tous partie du groupe avec lequel celui, qui s'était vu refusé son visa il a quelques semaines, devait initialement voyager. C'est le seul lien que je vois pour le moment", poursuit-elle. 

Solidaires, ceux qui avaient obtenu leur visa ont donc refusé de partir sans leurs camarades. "C'est important de se serrer les coudes dans ces moments-là, appuie Julie Foulon. Nous ne baissons pas les bras, nous avons déjà commencé à reporter leur voyage à la semaine prochaine."

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