Apple a le vent en poupe

Le fabricant informatique Apple a confirmé mardi qu'il avait le vent en poupe, avec un succès qui ne se dément pas pour sa tablette iPad, déjà vendu à plus de trois millions d'exemplaire, alors que les ventes de l'iPhone 4 s'annoncent excellentes.

Le trois millionième exemplaire de l'iPad a été vendu lundi, 80 jours après son lancement aux Etats-Unis, confirmant son succès alors qu'il est désormais disponible dans une dizaine de pays.

Les vente d'iPad avaient franchi le seuil du million en 28 jours, fin avril, alors qu'il n'était alors disponible qu'aux Etats-Unis. Le 31 mai, trois jours après le lancement dans neuf pays supplémentaires, dont la France, le Canada et le Royaume-Uni, le seuil de deux millions était annoncé.

Apple avait retardé d'un mois la sortie de sa tablette tactile à l'international en raison de la très forte demande aux Etats-Unis, qui avait dépassé ses attentes. Le mois prochain la tablette, qui combine les fonctionnalités d'un mini-ordinateur, d'un baladeur et d'un lecteur multimédia, doit débarquer dans neuf pays supplémentaires (Autriche, Belgique, Hong Kong, Irlande, Luxembourg, Mexique, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande et Singapour).

Selon Chris Whitmore, analyste de Deutsche Bank, Apple est engagé dans "le plus solide cycle de (vente de) produits de son histoire, mené par l'iPad et la sortie cette semaine de l'iPhone 4", pour lequel la demande dépasse largement toutes les attentes, avec plus de 600.000 pré-commandes dès le premier jour.

Chez Standard and Poor's, Clyde Montevirgen se montrait également très optimiste pour les perspectives d'Apple.

"Ces dernières années, Apple, le fabricant branché (du baladeur) iPod, est devenu un géant en pointe de la technologie, présent dans les marchés des matériels informatiques connaissant la plus forte progression", a souligné cet analyste dans une note datée de lundi soir, tout comme celle de la Deutsche Bank.

"En étant présent dans les 'smartphones', les ordinateurs portables, les tablettes et sur le marché de détail, avec des performances meilleures que celles de concurrents redoutables, Apple a de fait agrandi la taille totale de son marché et renouvelé son potentiel de croissance à long terme", assure M. Montevirgen.

Pour ces deux analystes, les niveaux records atteints en Bourse par Apple ne doivent pas effaroucher les investisseurs. "Les bénéfices augmentent plus fortement que les ventes", a notamment souligné Standard and Poor's.

L'action Apple gagnait 1,63% à 274,70 dollars vers 18h30 à la Bourse de New York, au-delà de son record atteint en clôture vendredi dernier, mais bien en-deçà de son potentiel, selon M. Whitmore, qui a fixé un objectif de cours supérieur de 100 dollars, à 375 dollars.

"Nous relevons notre estimation, car le double cycle produits d'Apple semble susciter une demande mondiale massive", a-t-il indiqué, relevant pour seul facteur négatif le risque d'une incapacité à satisfaire les acheteurs.

La semaine dernière, Apple et l'opérateur américain AT&T, qui a l'exclusivité sur l'iPhone aux Etats-Unis, ont dû suspendre le processus de pré-commandes, leurs systèmes étant engorgés par l'énormité de la demande, et le PDG d'Apple, Steve Jobs, avait dû présenter des excuses.

Le nouveau téléphone multifonctions, doté notamment d'un écran haute définition, d'une fonction permettant des conversations téléphoniques vidéo et d'un logiciel de montage vidéo, doit débarquer jeudi dans les magasins américains. M. Whitmore avance que l'iPhone 4 se vendra à 44 millions d'exemplaires dès cette année, et à 55 millions d'exemplaires l'an prochain.

Le lancement de l'iPad à l'international avait déjà dû être repoussé de plusieurs semaines, pour permettre au groupe de faire face à la demande aux Etats-Unis.

 

 

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