"Apple est sous-évaluée"

©Bloomberg

Le titre a dégusté mardi à Wall Street. L'occasion pour Carl Icahn de renforcer sa présence dans le capital du groupe. Car pour lui, le titre est sous-évalué.

"Apple est sous-évaluée." Ce n'est pas nous qui le disons mais le célèbre activiste Carl Icahn qui a acheté pour quelques 500 millions de dollars d'actions à la pomme, portant sa participation à quelques 4 milliards.

Pour Carl Icahn, l'action est "une évidence" et largement sous-évaluée. On sait que l'activiste cherche à pousser le groupe à lancer un programme de rachat d'actions de quelques 50 milliards de dollars.

Just bought $500 mln more $AAPL shares. My buying seems to be going neck-and-neck with Apple's buyback program, but hope they win that race.— Carl Icahn (@Carl_C_Icahn) 28 Janvier 2014

 

Et pourtant, Apple a écoulé un nombre d'iPhone inférieur aux attentes des analystes financiers au cours du premier trimestre 2013-2014, qui inclut la cruciale période des fêtes de fin d'année. Le géant technologique a aussi fait état d'une fourchette de prévisions de chiffre d'affaires pour le trimestre qui vient de commencer en-deça des anticipations.

Alors que le consensus des analystes, qui tablait sur des ventes record pour la période de Noël, s'attendait à une croissance de 2% des profits d'Apple et de 5% de ses ventes pour le premier trimestre de son exercice fiscal décalé. D'où un coup de massue sur le titre mardi à Wall Street où le titre perdait plus de 7% en séance.

 

Les chiffres

Les chiffres

Les ventes:

→ Apple a vendu 51 millions d'iPhone au premier trimestre, un record trimestriel, contre 47,8 millions il y a un an. Mais les analystes avaient anticipé des ventes d'environ 55 millions d'iPhone.
→ Le nombre de livraisons d'iPad est ressorti à 26 millions sur la période, un autre record trimestriel, contre 22,9 millions il y a un an. Mais les analystes visaient des ventes d'environ 26 millions d'iPad.

Les bénéfices:

→ Le bénéfice par action du premier trimestre 2013-2014 s'est établi à 14,50 dollars et le chiffre d'affaires à 57,6 milliards. Les analystes financiers avaient anticipé respectivement 14,07 dollars et 57,46 milliards, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

 

♦ Prévisions décevantes

Mais le groupe californien était surtout attendu sur ses prévisions, qui déçoivent. Il vise pour le trimestre en cours, entamé début janvier, seulement 42 à 44 milliards de dollars de ventes, alors que le marché en espérait jusqu'ici 46,05 milliards. Ce consensus était peut-être plus optimiste que d'ordinaire en raison de l'accord signé fin décembre avec China Mobile
qui va permettre à Apple de vendre ses iPhones par l'intermédiaire du premier opérateur mobile mondial, avec ses 760 millions d'abonnés.

Samsung vient de confirmer sa première place mondiale dans les smartphones, laissant Apple derrière lui. Retrouvez notre article.



Ombre chinoise?

Ces prévisions incluent donc bien les ventes chinoises, où l'iPhone est depuis ce mois-ci distribué par le plus grand opérateur, China Mobile. La forte demande devrait stimuler les ventes qui ont coutume de baisser lorsque les clients attendent le nouveau modèle d'iPhone ou d'iPad.

Les investisseurs se demandent toutefois si le prix de l'iPhone en Chine ne dissuadera pas les consommateurs. La concurrence offre une gamme d'appareils bien plus étoffée, où le prix d'entrée reste, en plus, démocratique. Samsung est le premier vendu de téléphone sur place, tandis que des fabricants nationaux comme Xiaomi gagnent petit à petit des parts de marché.

Apple a plus que doublé ses ventes en Chine durant le dernier trimestre de 2013, et il connait une forte croissance sur les marchés émergents comme l'Amérique latine, a déclaré le CFO de l'entreprise, Peter Oppenheimer.

En marge

Le groupe voit une marge brute comprise entre 37% et 38% au deuxième trimestre, après une marge de 37,9% au premier trimestre (contre 38,6% il y a un an).

Les marges brutes de la société de Cupertino sont scrutées de près, afin de voir comment Apple gère les coûts et si les conditions lui permettront d'encore vendre des iPhones comme avant. Au trimestre passé, la marge a reculé à 37,9%, contre 38,6% il y a un an, et un record de 47% début 2012. Mais elle reste meilleure aux prévisions d'Apple, qui avait annoncé des marges comprises entre 36,5 et 37,5% en octobre.

 

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