Compte à rebours pour les satellites belges Picasso et Simba

Le satellite Picasso de l'Institut royal d'aéronomie spatiale de Belgique (IASB) sera lancé le 24 mars prochain.

Deux petits satellites scientifiques belges sont sur le départ. Les "cubesats" Picasso et Simba font partie du lot de 42 petits satellites qui seront lancés simultanément par la fusée Vega, d’Arianespace, le 24 mars prochain.

Les "cubesats" sont constitués d’une ou plusieurs unités cubiques de 10 cm × 10 cm × 10 cm. Dans le cas des deux engins belges, il s’agit de démonstrateurs scientifiques. Les deux petits satellites seront lancés depuis le port spatial de l’Europe en Guyane française dans un mois. 

Le satellite Picasso ("PICosatellite for Atmospheric and Space Science Observations"), de l'Institut royal d'aéronomie spatiale de Belgique (IASB), va mesurer la répartition de l'ozone dans la stratosphère, estimer l’évolution de la température jusqu'à la mésosphère et caractériser le plasma dans l’ionosphère.

Son cousin Simba ("Sun-earth IMBAlance"), développé par l’Institut royal météorologique (IRM), avec la collaboration avec la KU Leuven, va s’intéresser au bilan radiatif de notre planète. Il va mesurer les différences entre les radiations solaires touchant la Terre et le rayonnement réémis par celle-ci, au niveau de l’atmosphère supérieure. De quoi permettre de déduire si la planète se réchauffe ou si, au contraire, elle a tendance à se refroidir.

Simba dispose, pour mener cette mission à bien, d’un radiomètre. De son côté, Picasso est équipé de deux instruments scientifiques: un spectromètre imageur miniaturisé baptisé Vision et un détecteur de courants électriques composé de quatre sondes Langmuir. 

Vers des flottes de petits scientifiques 

"Si on multiplie le nombre de ces petits satellites, nous pouvons alors obtenir plus de données, plus fréquemment. De quoi faire progresser plus rapidement nos connaissances."
Dr Pieroux
Chef du projet Picasso à l’IASB

Depuis son orbite quasi polaire autour de la Terre, à une altitude allant de 522 à 538 km, Picasso sera opérationnel pendant un à deux ans. "Une espérance de vie suffisamment longue pour prouver sa capacité technologique et son potentiel scientifique", indique le Dr Didier Pieroux, chef du projet Picasso à l’IASB. Vu leur coût modéré (2 millions d’euros environ pour Picasso) par rapport à de gros satellites scientifiques, ces démonstrateurs, s’ils donnent satisfaction, permettent d’entrevoir par la suite le développement de flottes de petits satellites scientifiques spécifiques.

"Pour les chercheurs qui étudient par exemple l’ozone, c’est une belle opportunité. Un seul satellite de ce type ne revient observer une même région de l’atmosphère que tous les trois jours. Si on multiplie le nombre de ces petits satellites, nous pouvons alors obtenir plus de données, plus fréquemment. De quoi faire progresser plus rapidement nos connaissances", précise le Dr Pieroux.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés