Facebook s'arme pour lutter contre les ingérences lors des élections européennes

Nick Clegg: "Nous afficherons une clause de non-responsabilité 'payée par' sur ces publicités." ©EPA

Les annonces politiques vont désormais être scrutées. Facebook explique que tous ceux qui voudront faire campagne et publier des publicités sur le réseau social devront y être autorisés par le groupe.

Facebook a annoncé à Bruxelles le lancement fin mars de "nouveaux outils" pour lutter contre les ingérences lors des prochaines élections européennes fin mai 2019.

Facebook est sous pression

Parmi les géants d'internet, Facebook est particulièrement sous pression, ayant été la cible de vives critiques pour ne pas avoir su détecter des campagnes de manipulation de l'électorat américain lors de la présidentielle de 2016, attribuées à la Russie.
• L'affaire Cambridge Analytica, le scandale récent de l'exploitation de données d'utilisateurs de Facebook à leur insu pour des fins politiques, a également terni sa réputation.

Nick Clegg, directeur mondial des affaires publiques de l'Américain Facebook, a dévoilé "ces nouveaux outils" à Bruxelles, répondant à l'appel à la mobilisation contre la désinformation, lancé début décembre par la Commission européenne. 

→ Quoi de neuf?

Devant des journalistes à Bruxelles, Clegg a expliqué que tous ceux qui voudraient faire campagne et publier des publicités sur Facebook devraient y être autorisés par le groupe:

"Nous afficherons une clause de non-responsabilité (avec la mention) "payée par" sur ces publicités."

"Toutes les annonces politiques seront conservées dans une bibliothèque consultable par le public pendant une période maximale de sept ans", a précisé  Clegg. Pour "coordonner ce travail vital", il a annoncé "la mise en place d'un centre d'opérations axé sur l'intégrité des élections, basé à Dublin, ce printemps".

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