L'Autorité bancaire européenne victime de l'attaque contre la messagerie Microsoft

D'après Microsoft, des dizaines de milliers d'entreprises et d'institutions américaines ont été touchées par l'attaque. ©EPA

L'Autorité bancaire européenne (ABE) a été touchée par une vaste cyberattaque informatique dont la messagerie Microsoft était la cible. Une enquête a été lancée.

L'Autorité bancaire européenne fait partie des victimes du piratage informatique qui a visé ces derniers jours la messagerie de Microsoft. C'est ce que l'ABE a fait savoir dans un communiqué publié dimanche soir sur son site internet.

À la suite de cette attaque qui a touché un grand nombre d'autres organisations dans le monde, l'autorité a lancé "une enquête approfondie" et a décidé, par mesure de précaution, de désactiver son système de courriels. "Dans la mesure où la vulnérabilité est liée aux serveurs de courriels de l'Autorité bancaire européenne, les attaquants ont pu obtenir un accès à des données personnelles via les courriels détenus sur ces serveurs."

"On essaie d'identifier quelles données, le cas échéant, ont été atteintes. "
ABE
L'Autorité bancaire européenne, par voie de communiqué.

L'autorité précise qu’elle essaie d’"identifier quelles données, le cas échéant, ont été atteintes". Elle ajoute qu’elle "fournira des informations sur les mesures que les éventuelles personnes concernées pourraient prendre pour atténuer d'éventuels effets négatifs".

La Chine, responsable?

La semaine dernière, Microsoft avait déclaré que des hackers appartenant à un groupe baptisé "Hafnium" exploitaient des failles de sécurité dans ses services de messagerie Exchange pour voler les données de ses utilisateurs professionnels.

D’après Microsoft, des dizaines de milliers d'entreprises et d’institutions locales américaines ont subi l'attaque du groupe. D’après l’entreprise, l’initiative serait soutenue par l’État chinois. Le géant américain ajoute que Hafnium est basé en Chine et qu’il opère par le biais de serveurs privés virtuels loués aux États-Unis.

 Cet "acteur hautement qualifié et sophistiqué", selon le géant de l'informatique, a par le passé déjà ciblé des entreprises aux États-Unis, notamment dans le domaine de la recherche sur les maladies infectieuses, des cabinets d'avocats, des universités, des entreprises de défense, des groupes de réflexion et des ONG.

Mardi, le directeur de Microsoft, Tom Burt, avait d’ailleurs déclaré que sa société avait publié des mises à jour pour corriger les failles et exhorté les clients à les appliquer.

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