Option veut renaître grâce aux smart cities

©Jan De Meuleneir

En petite forme depuis des années, l’entreprise technologique Option compte bien sur l’année 2019 pour relever la tête. Elle s’attaquera bientôt au marché des smart cities. Des premiers tests concluants avec la ville de Louvain sont porteurs d’espoir.

Surfant sur l’émergence du tout numérique, beaucoup de start-ups voient dans l’internet des objets (IoT) un marché porteur. Si l’engouement est assez récent, Option, qui fait désormais partie de Crescent, se penche sur la question depuis un bon bout de temps. "Nous sommes actifs dans ce domaine et dans la communication intelligente depuis 30 ans", glisse Alain Van den Broeck, le nouveau patron de l’entreprise installée à Louvain.

Très prometteuse à ses débuts, la pépite flamande, spécialisée dans le développement de technologies innovantes, a toutefois perdu de sa superbe au fil des années. La firme est d’ailleurs désormais plus connue pour ses soucis financiers que pour les produits qu’elle développe. "Option a sans doute fait l’erreur de miser trop tôt sur l’émergence de l’IoT, ce qui nous a coûté de l’argent. Mais désormais, le secteur est enfin prêt à exploser. Il ne manque plus que l’étincelle. Et j’ai le sentiment que ce sera pour l’année 2019", lance, plein d’optimisme, Alain Van den Broeck.

"Option a sans doute fait l’erreur de miser trop tôt sur l’émergence de l’IoT."
Alain Van den Broeck
CEO d’Option

Depuis un an, Option développe un boîtier innovant, permettant de capter en temps réel les quantités d’azote, d’ozone, de carbone et de particules fines présentes dans l’air. Une technologie qui n’a, selon l’entreprise, rien à voir avec ce qui se fait ailleurs. "Nous n’avons pas encore vraiment de concurrents. Certaines start-ups proposent des technologies pour quelques dizaines d’euros. Nos boîtiers coûtent chacun environ 5.000 euros, avec des senseurs qui doivent être calibrés. Sans une certaine qualité, ce n’est pas possible d’obtenir des résultats fiables", lance le responsable.

Commercialisation

Après une année de tests dans les rues de Louvain qui a installé cinq boîtiers, les résultats sont concluants pour Option qui va désormais attaquer la phase de production. "Nous allons débuter la commercialisation du produit à partir du premier trimestre de l’année prochaine", précise Alain Van den Broeck.

Dans un premier temps, l’entreprise visera les grandes villes, là où l’intérêt d’une telle technologie est forcément le plus important. "On compte s’attaquer aux vingt plus grandes. On espère vendre entre 10 et 15 unités par ville", précise le patron.

La phase de commercialisation ne signifiera pas pour autant la fin de la recherche et du développement. Option compte notamment sur l’expertise d’une autre filiale de Crescent, spécialisée dans le smart lighting, pour améliorer son produit: "À terme, le souhait est de combiner cette solution à nos lampadaires intelligents. On peut aussi imaginer d’autres outils complémentaires. Notamment des systèmes de recharges pour les voitures électriques afin d’offrir un produit très complet." L’idée est là, ne reste plus qu’à la mettre en place.

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