Quand la technologie sert à harceler, épier ou faire peur

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Lu pour vous dans le New York Times.

Des thermostats qui grimpent tout d’un coup à 100 degrés, des haut-parleurs intelligents qui se mettent à cracher la musique à plein volume, des climatiseurs qui s’éteignent tout seul ou encore les numéros de code de la serrure numérique de la porte d’entrée qui changent tous les jours sans rien avoir demandé…

Les équipements technologiques les plus récents parmi lesquels on compte aussi les systèmes de caméras ainsi que la domotique intérieure (éclairage, gestion du frigo…) sont occupés à devenir des instruments de violence conjugale aux Etats-Unis.

Le principe est simple: le harceleur, qui a par exemple quitté le domicile conjugal, va utiliser des applications sur son smartphone – qui sont connectées à des appareils compatibles avec internet – pour contrôler à distance les objets du quotidien de son ancien domicile, parfois pour regarder et écouter, d’autres fois pour effrayer. Les fabricants d’appareils connectés nient de leur côté avoir reçu des rapports indiquant que leurs produits étaient utilisés dans des situations d’abus.

Mais le phénomène prend de l’ampleur aux Etats-Unis, note le quotidien. En 2017, 29 millions de foyers aux Etats-Unis disposaient d’une technologie intelligente, selon un rapport de McKinsey, qui estimait que ce nombre augmentait de 31% par an. Et dans la plupart des cas d’abus relevés, ce sont des femmes qui en sont victimes.

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