Un clavier revu pour vous éviter tout mouvement superflu

©rv doc

Le clavier Bépo fait la promesse de l’ergonomie. Est-ce la fin d’Azerty? On a testé pour vous.

"Bépo", derrière ce nom bien saugrenu se cache le clavier (francophone) du futur, selon certains. Les louanges pleuvent sur la toile, poussées par des utilisateurs convaincus de son aspect révolutionnaire. Afin d’en avoir le cœur net, L’Echo a testé pour vous cette nouvelle norme pendant plusieurs jours, non sans mal, il faut l’avouer.

Tout d’abord, l’idée. Derrière cette révision du clavier classique de type "Azerty" (nommé selon les six premières lettres qu’il arbore), il y a toute une réflexion, scientifique de surcroît. L’idée de ses concepteurs a été dès la première heure de repenser complètement l’agencement traditionnel des touches sur base statistique de leur utilisation en vue de limiter au maximum aux utilisateurs les mouvements superflus et donc de faciliter et d’accélérer la frappe.

Concrètement, les lettres sont dispersées selon un ordre nouveau, les plus fréquemment utilisées se retrouvant en plein milieu du clavier, sur la "ligne de repos".

C’est beau. Ça change… sauf que le "Q" et le "R" sont désormais à droite du machin alors que le "O" passe à gauche, et que les signes de ponctuation (point, points d’interrogation et d’exclamation, point-virgule, deux-points, apostrophe), débarquent en plein milieu là où ils étaient précédemment en bas à droite. Un vrai fouillis…

Pas la peine de dire dès lors que la première fois qu’un utilisateur s’essaie à écrire ne serait-ce qu’un début de mot avec "l’engin", les yeux voyagent, tournent dans tous les sens, sans trouver les repères auxquels ils sont en fait si habitués sans le savoir. Un peu comme si vous deviez écrire la tête en bas avec la main gauche, étant droitier. Et, non, l’image n’est pas trop forte.

Mais ça, c’est au début, car soyons bon joueur, après un certain temps, la vitesse de frappe commence à s’accélérer et il est vrai qu’une certaine aisance s’installe peu à peu… De là à devoir passer par une semaine de lenteur incroyable, d’erreurs innombrables, de lutte permanente avec ses repères? Chacun se fera son idée. Ici, l’"Azerty" est en tout cas de retour… même si la touche "C" vient de lâcher, placée en plein sur la ligne de repos sur le "Bépo" de par sa fréquence d’utilisation, comme pour nous narguer d’avoir abandonné la modernité pour le confort du connu et du passé.

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