Déjà une shortlist pour l'après-Bellens

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Didier Bellens est assis sur un siège éjectable depuis ce vendredi matin. Les noms de ses successeurs circulent déjà.

Elio Di Rupo venant chercher sa Saint-Nicolas... Depuis cette sortie, Didier Bellens est devenu persona non grata, du moins aux yeux de l’État. Les noms circulent déjà en vue d’assurer la succession à la tête de Belgacom.

Rien ne sera formalisé avant le verdict du kern attendu début de semaine prochaine. Mais une shortlist existe bel et bien. Quatre francophones, équilibre linguistique oblige.

"Stéphane De Clerck (CD&V) vient d’être propulsé à la présidence de l’opérateur. Il faut de la stabilité et les francophones s’accrocheront comme à la vie au dernier beau strapontin qui leur revient", entend-on dans les couloirs du pouvoir. Parmi eux, une femme, deux anciens de la maison et un joker.

 

L'atout charme

En interne, Dominique Leroy partirait avec une longueur d’avance. Ex-CEO d’Unilever Belgique, directrice du business résidentiel de Belgacom, cette "marketeuse" de charme a gravi les échelons tel "un rouleau compresseur" depuis son arrivée il y a deux ans. Les campagnes qui ont replacé Belgacom comme le meilleur réseau, c’est elle. Son récent bilan à la tête d’une entité qui brasse 2 milliards d’euros de revenus par an a fini d’asseoir sa crédibilité. "Elle connaît la boîte comme sa poche", résume un cadre. "Elle peut la faire tourner du jour au lendemain sans trop de problème. C’est la seule dont Bellens se méfie dans l’entreprise", ajoute une autre, alors, que dernier atout : "nommer une femme à ce poste, c’est faire d’une pierre deux coups en terme d’éthique et d’image".

 

Le favori

Problème (ou petite faiblesse?) pour Dominique Leroy, le choix du prochain numéro 1 de Belgacom émanera du politique. Et, dans les cercles de pouvoir, c’est plutôt le nom de Bernard Delvaux qui revient. Le CEO de la Sonaca présente le profil idoine. Il n’a pas d’étiquette, mais cultive les bons contacts tant chez les socialistes que chez les libéraux. Tous louent son travail à redresser "méticuleusement" l’entreprise de construction aéronautique et aérospatiale. "Un fleuron retrouvé". Delvaux aurait la bougeotte. "Il n’aurait pas été contre l’idée de prendre les commandes d’Élia", nous glisse-t-on dans l'oreille. Delvaux aurait surtout une vision industrielle pour transformer Belgacom en une entreprise emblème "autour de laquelle graviterait un amas de start-up belges". Car lui aussi connaît bien l'opérateur. "Avant que Bellens ne débarque, il était en charge du personnel de branchement de l’opérateur historique, dans les petits papiers de John Goossens (prédécesseur du CEO actuel, NDLR)", rappellent les uns. Les autres pointent encore son expérience acquise sur la gestion des entreprises publiques, comme bras droit de Johnny Thijs à la poste.

 

Le comeback

Grégoire Dallemagne (EDF-Luminus), troisième nom à sortir du chapeau vendredi, se situe dans une position similaire. Jeune manager actif de Tele2, il avait été débauché par Belgacom et Bellens pour redynamiser la stratégie de l’entreprise en tant que vice-président. La belle histoire qui devait faire du "pourfendeur" l’un des dirigeants les plus influents à l’avenir de l’ex-RTT s’est malheureusement stoppée net en avril 2011. En cause? des problèmes d’ego... Dallemagne a, depuis, fait son chemin à la tête du deuxième énergéticien belge. Il conserve ses relais (et des amis) chez Belgacom où beaucoup soulignent (tiens, tiens) son caractère humain. "Le PS l’aime bien". Cependant, son profil "un rien moins charismatique" en ferait plutôt "l’outsider".

 

Le joker

Un dernier nom circule, beaucoup plus farfelu celui-ci car "il n’a aucun lien avec le petit monde des télécoms" et "qu’il est tout sauf sûr qu’il soit intéressé" : Pierre-Olivier Beckers. Mais à 53 ans, l’ex-patron de Delhaize est libre. "Et voilà un bon CEO de transition, éthique et intègre, pour Belgacom !", s’exclament certains.

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