Les vraies raisons de l'implantation du chinois ZTE à Bruxelles

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Après l’arrivée mouvementée d’Huawei, il y a quelques mois dans la capitale, ZTE installe à Bruxelles un centre de cybersécurité. L'opérateur veut jouer la carte de la transparence dans un contexte international extrêmement tendu pour les acteurs technologiques chinois.

ZTE va s'implanter à Bruxelles, à côté des institutions européennes. Il s'agira d'une implentation stratégique pour le groupe télécom chinois. Mais, ce sera également l'occasion pour lui de montrer patte blanche en Europe. ZTE veut ainsi lever les doutes liés à ses équipements en en facilitant l’accès et les contrôles.

Lorsque Huawei avait débarqué à Bruxelles, il y a quelques mois, pour y installer un centre de cybersécurité, les réactions avaient été assez virulentes notamment de la part des Etats-Unis qui accusaient le fabricant chinois d’espionnage. Du côté belge, le Centre pour la Cybersécurité avait ouvert une enquête. Aucune irrégularité ou menace pour la cybersécurité n’avaient cependant été détectées.

Profil bas

A l’instar de Huawei, ZTE est soupçonné par certaines nations, Etats-Unis en tête, d’avoir des liens avec les autorités chinoises et de présenter un risque potentiel pour la sécurité nationale. "Nous n’avons pour le moment aucune raison de penser qu’il y ait un risque pour la cybersécurité avec l’ouverture de ce nouveau centre par ZTE. Nous n’avons reçu aucune information en ce sens et nous ne mènerons pas d’enquête tant que le gouvernement ne nous le demandera pas.", explique de son côté Phédra Clouner, directrice adjointe du CCB (Centre pour la Cybersécurité Belgique).

"Nous ne mènerons pas d’enquête tant que le gouvernement ne nous le demandera pas."
Phédra Clouner
Directrice Adjointe au Centre pour la Cybersécurité Belgique

Craignant de recevoir le même accueil qu'Huawei, ZTE fait donc profil bas et veut collaborer avec toutes les autorités compétentes. L’opérateur chinois veut probablement éviter d’être purement et simplement banni en Europe, comme c’est le cas au Japon et en Australie où il n’a pas le droit de fournir ses équipements pour le déploiement des réseaux 5G. 

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