Le renseignement britannique estime gérables les risques sur la 5G d'Huawei

©REUTERS

Washington considère que Huawei a de possibles liens avec les services de renseignement chinois. Faut-il pour autant exclure le géant des télécoms de la 5G? Le débat est vaste et les services de renseignement britanniques estiment les risques "gérables".

Le service de renseignement britannique pour la cybersécurité (NCSC) estime qu'il est possible de limiter les risques liés à l'utilisation dans la 5G d'équipements du géant chinois des télécoms Huawei, explique le Financial Times. Cette décision va à rebours des efforts déployés par les Etats-Unis afin de contrer le développement de Huawei dans les pays occidentaux, Washington considérant que le groupe chinois a de possibles liens avec les services de renseignement chinois. Huawei, un des principaux fournisseurs mondiaux d'équipements et de services de technologies mobiles, dément toutefois toute coopération à des fins d'espionnage.

Selon le quotidien britannique, qui cite deux personnes proches du dossier, le NCSC pense qu'il y a plusieurs manières de gérer les risques posés par Huawei dans le déploiement de la technologie 5G au Royaume-Uni.

Faut-il avoir peur d'Huawei?

La conclusion du service de renseignement, qui n'a pas été rendue publique, devrait peser dans la décision que le gouvernement britannique doit prendre en mars ou avril sur l'utilisation de Huawei dans la 5G. Le ministre britannique de la Défense, Gavin Williamson, avait toutefois exprimé en décembre sa très "vive inquiétude" quant à la participation du géant chinois à la 5G britannique.

Dans le pays, le premier opérateur mobile, BT, a annoncé qu'il retirerait l'équipement Huawei des réseaux 3G et 4G, déjà en service. Son concurrent Vodafone a, lui, suspendu ses achats d'équipements Huawei pour ses infrastructures en Europe.

L'année dernière, plusieurs pays dont l'Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis, ont interdit à la firme chinoise de participer au déploiement de la 5G.

Des pays européens, ainsi que le Japon et le Canada, continuent à évaluer les risques liés à l'utilisation des produits de la marque chinoise.

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