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Les américains écartent les équpementiers chinois

Alors qu'en Europe les deux équipementier télécoms chinois font des ravages et ont raflé de nombreux contrats, aux Etats-Unis la donne est différente. Huawei et ZTE y sont quasi systématiquement bloqués pour des raisons de "sécurité nationale". Dernière exemple en date avec l'opérateur Sprint.

L'opérateur téléphonique américain Sprint Nextel aurait exclu les équipementiers chinois Huawei Technologies et ZTE d'un contrat de plusieurs milliards de dollars, par souci de sécurité, selon un article mis en ligne vendredi soir par le Wall Street Journal.

Selon le quotidien, le secrétaire au Commerce Gary Locke a téléphoné au patron de Sprint Dan Hesse durant la semaine pour lui communiquer ses inquiétudes au cas où une société chinoise rafflerait la mise, sans toutefois lui demander d'exclure les fournisseurs chinois.

Une douzaine de parlementaires américains seraient en outre intervenus auprès des autorités pour leur demander de bloquer un éventuel contrat.

M. Hesse n'a pas commenté ces informations pour le quotidien, qui cite "un responsable de l'administration au courant de la situation".

Selon l'édition en ligne du quotidien, Sprint en outre n'était pas certain de la capacité des sociétés chinoises à accomplir le travail demandé, visant à moderniser son réseau de téléphonie mobile, pour lequel il est troisième aux Etats-Unis.


DES CRAINTES MILITAIRES

Le Pentagone et plusieurs parlementaires américains seraient de plus en plus inquiets des liens entre les deux sociétés et le gouvernement chinois, ainsi qu'avec les militaires chinois, et des conséquences que leur association avec des infrastructures clés pourraient avoir pour la sécurité aux Etats-Unis.

A en croire certains responsables, les militaires chinois pourraient grâce à des équipements de Huawei ou ZTE perturber ou intercepter des communications américaines.

Huawei et ZTE auraient pourtant soumis des propositions moins chères que leurs concurrents Alcatel-Lucent, Ericsson ou Samsung, d'après les informations du quotidien.

Sollicité par le Wall Street Journal, le département américain de la Défense a envoyé un communiqué pour se dire "très inquiet de l'émergence des capacités cybernétiques de la Chine et de toute vulnérabilité potentielle ou menace des réseaux du département".


TRÈS ACTIVES EN EUROPE

Le contrat avec Sprint aurait été le premier contrat de grande ampleur décroché par Huawei aux Etats-Unis.

La société, créée par un ancien ingénieur de l'Armée populaire de libération (APL), aurait déjà fait affaire avec des entreprises américaines plus petites, avait indiqué en juillet le Financial Times.

Comme ZTE, qui émane de sociétés d'Etat chinoises, Huawei souligne que ses équipements ne représentent pas de menace pour la sécurité aux Etats-Unis et sont déjà utilisés par des opérateurs en Europe et en Asie,

Le Wall Street Journal affirme en outre que Huawei avait tenté d'augmenter ses chances pour le contrat Sprint en s'associant avec l'américin Amerilink, fondé par un ancien vice chef d'état major américain.

Sprint serait désormais en discussions avec Samsung et Alcatel-Lucent, espérant leur faire revoir leur prix à la baisse.

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