start-ups reportage

Les Belges n'ont jamais été aussi nombreux au Mobile World Congress

Avec 43 sociétés, le pavillon belge connaît cette année une participation record de jeunes pousses et d’acteurs établis désireux de se faire à connaître à l’occasion de la grand-messe du mobile de Barcelone.

Assister au Mobile World Congress de Barcelone, c’est se donner à connaître à quelque 107.000 participants venus du monde entier. Et les Belges l’ont bien compris.

43 entreprises du plat pays ont pris place cette année au sein du pavillon de 180 m² réservé pour l’occasion par l’Agence wallonne à l'exportation et aux investissements étrangers (Awex) et ses homologues bruxellois et flamands que sont Bruxelles Invest & Export et Flanders Investment & Trade (FIT).

+20
%
Cette année, le pavillon belge accueille 43 sociétés, soit une hausse de près de 20% par rapport à l’édition précédente du congrès.

"Un record", se réjouit Eric Santkin, attaché économique et commercial à Barcelone pour l’Awex, avant de souligner que la hausse de la participation est tout de même substantielle avec près de 20% de sociétés supplémentaires participantes par rapport à l’édition précédente de l’événement.

Du hard et du soft

Parmi elles, l’on retrouve aussi bien un Kabelwerk Eupen, leader mondial dans la fabrication de câbles, ou un GlobalTT, spécialiste des solutions et services internet par satellite, pour la partie hardware, qu’un IntoPix, société active dans la compression d’image et de vidéo, ou qu’un Selinko, fournisseur de solutions d’authentification d’objets à destination de secteurs aussi divers que ceux de la distribution, de la pharma ou de l’électronique, pour ce qui touche au software.

"Dans un secteur en pleine convergence, il est important de réfléchir à l’avenir et de regarder ce qui se passe ailleurs."
Visiola Pula
Analyste au sein du cabinet d’étude bruxellois Cullen International

Se pose donc une question: que vient donc chercher tout ce beau monde, aussi varié soit-il? Tout d’abord, une visibilité pour les plus petites initiatives comme Gemotions, entreprise offrant des jeux de piste par SMS aux particuliers et aux entreprises. Ensuite, de pouvoir rencontrer de visu des clients potentiels ou existants que l’on a pas toujours l’occasion de voir en Belgique. Tessares, spin-off de l’UCL, indique avoir fixé une vingtaine de rendez-vous en ce sens en amont du congrès par exemple.

Enfin, pour d’autres, il s’agit de voir autre chose ou d’observer des tendances. En effet, "dans un secteur en pleine convergence, il est important de réfléchir à l’avenir et de regarder ce qui se passe ailleurs", souligne Visiola Pula, analyste au sein du cabinet d’étude bruxellois Cullen International qui a rejoint pour la première année le pavillon.

Deux sécessionnistes

Bref, chacun vient faire son marché, profitant d’un lieu qui permet de faire plus pour moins cher aux initiatives en présence. Le mot d’ordre est donc à une sorte de "l’union fait la force" tacite entre compatriotes.

"Nous avons reçu la visite de nombreux investisseurs, parfois liés à de grandes entreprises qui scannent le salon pour voir ce qui se fait".
Denys Bornauw
Directeur de Digital Attraxion

Enfin pour une quasi majorité, car la filiale internationale de Proximus, BICS, a pour sa part décidé de faire chambre à part. La raison? Sa réputation est plus internationale que belge de par sa position de leader en Europe et en Afrique. L’entreprise a donc opté pour un stand au sein d’un autre hall, hébergeant les Huawei, LG, Samsung et autres Spotify.

Un choix qu’a imité Digital Attraxion, accélérateur de startups localisé dans le Hainaut, au profit, lui, du 4YFN, hall dédié à l’univers des start-ups. Et à raison, se félicitait lundi Denys Bornauw, directeur. "Nous avons reçu la visite de nombreux investisseurs, parfois liés à de grandes entreprises qui scannent le salon pour voir ce qui se fait".

Lire également

Contenu sponsorisé

Partner content