Premier recul des investissements télécoms en Belgique

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Le rapport 2012 de la Platform Telecom révèle une industrie en panne sèche, handicapée par le contexte régulatoire et l’addition des normes. Comparés à 2011, les investissements ont chuté de 8% l’an dernier.

Guerre des prix, norme d’émissions qui diffèrent d’une région à l’autre, retard dans l’application des mesures régulatoires,… la Platform Telecom tire la sonnette d’alarme sur la santé du secteur, dans son rapport annuel 2012 dont elle dévoilera le détail lors de son AG de ce mardi.

L’organisation, qui fédère les opérateurs alternatifs (Telenet, Mobistar, Base, Voo, BT et Colt) autour des intérêts communs, a récolté les chiffres. Selon ses calculs, 1,493 milliard d’euros ont été investis, l’an dernier, par le secteur en Belgique. "C’est plus de 100 millions d’euros de moins qu’en 2011", souligne-t-elle.

 

100 millions de moins

 

Au-delà du poids des chiffres (-8%), c’est surtout la première fois depuis dix ans que les investissements des télécoms ont évolué à la baisse.

Les raisons sont multiples. "Les opérateurs alternatifs rencontrent toujours plus de difficultés à développer de nouvelles infrastructures", explique le consultant WIK, auteur d’une analyse approfondie du marché belge. Face aux difficultés de déploiement des nouvelles technologies mobiles, notamment en Région bruxelloise, "même Belgacom a réduit ses dépenses en 2012", indique un rapport de 88 pages qui appelle à l’action.

L’industrie emploie directement, dans notre pays, plus de 23.000 personnes. Ensemble, les entreprises du secteur réalisent un chiffre d’affaires annuel de plus de 11 milliards d’euros.

 

De l’attractivité belge…

 

"Des réseaux et des services de communication électroniques performants constituent un facteur essentiel pour l’ensemble de l’économie. Le secteur exerce un impact important sur l’image de la Belgique", peut-on lire dans un document qui sera envoyé à nos responsables politiques.

Selon une récente étude d’Ernst & Young, pas moins de soixante-deux sociétés étrangères sur cent citent l’infrastructure télécoms comme un "critère de sélection prioritaire" en vue d’éventuels investissements dans notre pays. "Les autorités doivent réfléchir aux entraves et à leurs conséquences, de sorte que les opérateurs puissent à nouveau investir d’avantage", insiste la Platform.

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