Telenet: les ex CEO et CFO montent leur propre société

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Depuis le départ du CEO Duco Sickinghe, les départs se multiplient dans le top management de Telenet. Aujourd'hui, c'est au CFO d'annoncer sa défection. Duco Sickinghe et Renaat Berckmoes vont lancer une société d'accompagnement des PME.

La montée en puissance de l'actionnaire américain Liberty Global dans le capital de l'opérateur de télécoms malinois Telenet a visiblement provoqué une vague de départs dans le top management. Le premier grand départ, en mars dernier, a été celui de Duco Sickinghe au poste de CEO de Telenet. L'homme d'affaire originaire d'Utrecht est connu pour avoir redressé Telenet. Son style, il le tient en partie de sa collaboration passée avec Steve Jobs. Il a été remplacé par John Porter, un australo-américain. Ce dernier aura fort à faire pour combler le vide que laissera son prédécesseur.

Depuis, les annonces se multiplient. Après le CEO, c'était à Jan Vorstermans (directeur des opérations) d'annoncer à la mi-mai son départ. Il devrait quitter l'entreprise d'ici le 31 juillet. Au même moment, Telenet annonçait une autre défection: celle de son Chief Information Officer, Geert Van Hove. 

A savoir

QUE VA FAIRE RENAAT BERCKMOES?

Renaat Berckmoes va lancer une nouvelle société en compagnie de Duco Sickinghe. La société s'appelera Fortino. Ils vont y travailler cet été, pour qu'elle soit opérationnelle à l'automne. Sa fonction sera d'accompagner les PME en transition. Sickinghe s'occupera principalement des aspects commerciaux, tandis que Berckmoes prendra en charge le côté financier.

La suite? Ce matin, avant l'ouverture des marchés financiers, Telenet a annoncé que son directeur financier Renaat Berckmoes allait également quitter l'entreprise après y avoir travaillé 12 ans. Son départ effectif devrait avoir lieu à la fin septembre. Renaat Berckmoes a débuté sa carrière en 2001 chez Telenet avant de devenir directeur financier fin 2006. Il a notamment été impliqué dans toutes les opérations financières depuis 2001, lors de l'introduction en bourse en 2005 et lors des reprises de Canal+, UPCBelgique et Interkabel.

Derrière tous ces départs, se profile l'échec d'une opération lancée par Liberty Global. Le groupe américain voulait intégrer complètement la société de Malines. Il avait lancé une offre. Mais celle-ci avait été jugée trop basse par une partie des actionnaires et des administrateurs indépendants.

Vu de Flandre, son départ offre néanmoins la possibilité aux Américains de Liberty Global de placer un nouveau "pion" au sein du comité de direction du câblo flamand.

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