Vivo finalement racheté par Telefónica

Après des mois de tergiversations avec Portugal Telecom, un veto du gouvernement portugais, un avis de la Cour européenne de justice, le rachat du brésilien Vivo par Telefónica a finalement été conclu, l'occasion pour la firme espagnole d'accroître son emprise sur l'Amérique Latine où elle fait la plus grande partie de son chiffre d'affaires.

Le groupe espagnol de télécoms Telefonica va finalement prendre le contrôle de l'opérateur brésilien Vivo à la suite d'un accord conclu avec Portugal Telecom (PT), a affirmé mercredi le quotidien El Pais sur son site internet.

Telefonica, qui possède déjà 50% de Brasilcel, la holding qui détient 60% de Vivo, a augmenté à 7,5 milliards d'euros (contre 7,15 auparavant) son offre pour acquérir les autres 50% détenu par PT et ce dernier a accepté, a précisé le journal.

Un accord, qui serait accepté par le gouvernement portugais, pourrait être annoncé dans la journée, a précisé El Pais, confirmant une information similaire publié par le quotidien économique portugais Jornal de Negocios.

Portugal Telecom utiliserait une partie des 7,5 milliards pour prendre 20 à 25% de participation dans Oi, un autre opérateur brésilien de télécoms.

Telefonica avait annoncé le 17 juillet le retrait de son offre sur Vivo, après expiration du délai, le conseil d'administration de Portugal Telecom n'ayant pu parvenir à une décision.

Lors d'une assemblée générale début juillet, la majorité des actionnaires de PT avait décidé d'accepter l'offre de Telefonica, qui proposait 7,15 milliards d'euros pour acquérir la participation de 50% du groupe portugais dans Brasilcel.

L'espagnol Telefonica détient déjà 50% dans Brasilcel mais considère le marché brésilien comme essentiel à son développement. Le géant espagnol avait relevé son offre début juin de 5,7 à 6,5 milliards d'euros, avant de l'augmenter une deuxième fois quelques heures avant l'assemblée.

Mais, grâce aux droits spéciaux que lui confère une "golden share" dans Portugal Telecom, l'Etat portugais avait opposé fin juin son veto à l'opération pour "défendre les intérêts stratégiques du Portugal et de Portugal Telecom", selon le Premier ministre José Socrates.

La justice européenne avait jugé le 8 juillet que les droits spéciaux du gouvernement portugais n'étaient pas justifiés.

Après la décision de la CEJ, le gouvernement portugais s'était engagé à "chercher des solutions qui préservent les intérêts nationaux".

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