bpost prête à la libéralisation grâce aux efforts réalisés en dépit du personnel

bpost s'estime prête à affronter la libéralisation du marché postal, a-t-elle indiqué mercredi. "Elle l'est, mais grâce aux efforts réalisés par le personnel", réagit le secrétaire général de la CSC, André Blaise. "Les actionnaires vont se partager un pactole d'un milliard d'euros alors que la productivité a augmenté de 30% lors des dernières années. Beaucoup d'employés sont en dépression à la suite des nombreuses mutations."

Le syndicat s'insurge notamment contre la disparition du rôle social de l'entreprise postale, pourtant inscrite dans son contrat de gestion et mise en avant par le CEO de bpost, Johnny Thijs. "Les facteurs, qui pour rappel touchent 9,68 euros brut de l'heure, ne doivent même plus parler la langue de la population qu'ils desservent. Au total, 650 bureaux ont été supprimés et remplacés par des points poste. Près de 200 petits bureaux vont être transformés en agences postales. Les employés ne sont pas les seules victimes de ces suppressions, le public en paye également les conséquences".

La libéralisation du marché postal interviendra dans un mois et demi. "Le service postal va coûter plus cher", prévoit M. Blaise. "Le service universel, soit la distribution cinq jours par semaine ou encore le prix unitaire des timbres peu importe la destination en Belgique, va coûter 29 millions d'euros aux citoyens. En clair, le service sera plus cher et de moindre qualité." (VIM)

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