Brink's: "la direction n'a manifestement pas négocié de bonne foi"

Le conciliateur social en charge du dossier Brink's est sorti de sa réserve vendredi pour dénoncer l'attitude de la direction de la société de transport de fonds, dans le cadre du conflit social qui secoue l'entreprise, estimant que la direction "n'a manifestement pas négocié de bonne foi".

Jean-Marie Fafchamps, président de la commission paritaire 317 (gardiennage), et à ce titre conciliateur social en charge du dossier Brink's, affirme dans un communiqué s'inscrire en faux "contre les déclarations de la firme Brink's selon lesquelles la grève serait à l'origine de la fermeture".

S'il est vrai que la société perd de l'argent depuis cinq ans et que diverses mesures ont été prises, sans succès, "la firme n'a jamais posé le problème du coût salarial là où elle aurait dû le faire, c'est-à-dire en délégation syndicale puis au bureau de conciliation", déclare M. Fafchamps.

"La passivité de la direction est inexplicable sauf dans l'hypothèse où le scénario de la faillite était déjà écrit et où l'objectif était d'en faire porter la responsabilité aux organisations syndicales", estime le conciliateur social, tout en soulignant le fait que dans le cadre du conflit social, le direction n'a pas non plus fait appel au bureau de conciliation.

"La stratégie suivie par la direction de Brink's ignore, voire méprise, le modèle belge de concertation sociale tel qu'il a été défini par la loi (...). Cette stratégie lui permet également de ne pas appliquer la loi Renault en reportant sur la collectivité le coût d'une restructuration", conclut-il. (BAJ)

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