Commission Dexia: "Dexia aurait pu réduire davantage son portefeuille obligataire en 2009"

L'économiste Eric De Keuleneer a estimé lundi, devant la commission spéciale sur le démantèlement de Dexia, que le groupe aurait pu réduire en 2009, davantage qu'il ne l'a fait, la taille de son portefeuille obligataire et ainsi réduire son profil de risques.

"Ma conviction est qu'en 2009, une grande partie du portefeuille d'obligations d'Etat de Dexia, soit des dizaines de milliards d'euros, aurait pu être vendue avec des pertes très limitées voire même avec un léger bénéfice", a déclaré M. De Keuleneer. La valeur des obligations d'Etat de la zone euro étaient en effet "particulièrement favorable".

"On ne peut pas dire qu'il n'était pas possible de vendre en 2009", a ajouté M. de Keuleneer, considérant qu'il est dès lors "peu correct" de la part de la direction actuelle de Dexia, et notamment du CEO Pierre Mariani, de reporter sur l'ancienne direction toute la responsabilité des problèmes rencontrés par Dexia après l'automne 2008.

La taille du portefeuille obligataire de Dexia, qui souffrait en même temps de problèmes de liquidité, a été l'une des raisons de la chute du groupe.

L'économiste et professeur à l'ULB a également fait part de ses réserves par rapport au modèle qui a vu la naissance de Dexia en 1996, via la fusion du Crédit communal de Belgique et du Crédit local de France, jugeant que "le couple était mal assorti" et que "l'option de garder un groupe intégré en 2008 était une option dangereuse".

(PVO)

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