Congrès CSC: La CSC pour une réforme de l'Etat mais avec des garde-fous

Une réforme de l'Etat reste nécessaire mais pas à n'importe quel prix, a estimé le président de la CSC, Luc Cortebeeck, samedi en clôture du 34ème congrès statutaire du syndicat chrétien, à Ostende. Pour la CSC, une réforme de l'Etat ne pourra remettre en cause le financement des pouvoirs publics fédéraux ni la solidarité fédérale.

"Aussi longtemps que la solidarité n'est pas remise en cause et que la situation reste gérable pour les travailleurs et les entreprises, il revient aux responsables politiques de déterminer à quel niveau ils entendent agir. De même qu'il revient aux partenaires sociaux de déterminer à quel niveau ils veulent négocier. C'est aussi la raison pour laquelle nous sommes restés particulièrement sur notre réserve...", a affirmé M. Cortebeeck, alors que la FGTB vient de lancer un argumentaire contre la N-VA.

La CSC avance quatre garde-fous pour une réforme de l'Etat: préserver le financement des pouvoirs publics fédéraux, préserver la solidarité, ne pas organiser de dumping à l'intérieur de la Belgique et éviter de compliquer la situation, notamment au niveau des réglementations.

Le président de la CSC a également appelé Johan Vande Lanotte, chargé par le roi d'une mission de conciliation, "à trouver plus d'équilibre dans le projet qui est sur la table". "Pour nous, la réforme de l'Etat doit être solidaire et sociale. Elle doit améliorer notre situation à tous, travailleurs de Flandre, de Bruxelles et de Wallonie", a-t-il déclaré.

Le 34ème Congrès statutaire de la CSC, placé sous le thème "Construisons demain", s'est déroulé durant 3 jours à Ostende.

(MUA)

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