Crise: "La situation actuelle s'apparente à un krach"

Avec des baisses des indices de l'ordre de 20% depuis mai, la situation actuelle s'apparente bien à un krach boursier, a indiqué vendredi à l'Agence Belga l'économiste en chef d'ING, Peter Vanden Houte. Frédéric Buzare, de Dexia, parle plutôt de "mini-krach".

Il n'y a pas de définition exacte du krach, selon l'économiste d'ING, mais les experts commencent généralement à utiliser le terme lorsque les baisses dépassent les 15%.

Nous sommes dans un cercle vicieux, selon M. Vanden Houte. "Les entreprises reportent les investissements, ce qui a un impact négatif sur la croissance et renforce la spirale négative."

L'économiste estime par ailleurs que les réactions des marchés ne sont pas différentes de ce qu'elles auraient été en période hors vacances.

"Malgré neuf jours de baisse consécutifs, on ne peut pas encore parler de 'Bear Market', soit des pertes supérieures à 20%", tempère le responsable de la gestion des actions chez Dexia Asset Management, Frédéric Buzare. "La situation actuelle n'a rien à voir avec les krachs de 1987 et 2008. Il s'agit d'une crise de change, comme celle du système monétaire européen en 1993."

"Le marché n'est plus rationnel, il est devenu très vulnérable, psychologique et paranoïaque car on lui a menti en faisant contribuer les banques au sauvetage de la Grèce", explique également M. Buzare. "Ce n'est plus de l'économie, mais de la politique. Pour sortir de cette situation, il faut achever la construction européenne, en l'occurrence réaliser l'intégration fiscale et budgétaire. Il faudrait que les marchés puissent être impressionnés positivement par une initiative de la BCE."

(ROJ)

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