Dexia: le SETCa réclame des garanties d'emploi, de stabilité et de concertation sociale

La direction du groupe Dexia doit s'engager à assurer des garanties concrètes et écrites d'emploi, de stabilité et de concertation sociale, a demandé jeudi le SETCa. Dans le cadre des négociations sur la troisième phase du plan de "transformation", dans laquelle 375 emplois doivent disparaître, un préavis de grève a été lancé par le syndicat socialiste mercredi et arrive à échéance vendredi.

Le SETCa requiert tout d'abord un engagement du management sur des garanties quant à l'avenir de l'entreprise et à sa stabilité structurelle.

Ensuite, le protocole d'accord doit comporter des garanties d'emploi pour le personnel. Il ne peut y avoir de départs forcés; ceux-ci doivent être volontaires ou négociés collectivement. Si la direction n'atteint pas les 55% d'économie qu'elle s'est fixés, les pour cent manquants n'alourdiront pas les départs. Si ces objectifs ne sont pas atteints, le SETCa juge "indispensable de se remettre autour de la table".

Enfin, la direction doit s'engager à assurer la concertation sociale en effectuant une évaluation une fois par trimestre.

Il s'agit, selon le syndicat socialiste, de "préalables indispensables pour entrer dans une phase de concertation".

Mercredi soir la direction indiquait par mail au SETCa qu'elle s'engageait à rédiger un protocole d'accord sur base des trois points et à le mettre sur la table vendredi. "C'est un pas important, mais rien n'est encore signé", rappelle Jean-Michel Cappoen, secrétaire général du SETCa fédéral.

Une manifestation rassemblant 850 employés de Dexia s'est déroulée jeudi matin entre le passage 44 et la Tour Dexia à Bruxelles. (LEE)

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