Espagne: échec des négociations sur le droit du travail

Les négociations entre syndicats et patronat sur une réforme très attendue du droit du travail en Espagne n'ont pas abouti jeudi à l'aube, laissant au gouvernement socialiste la responsabilité de l'imposer, au risque d'une grève générale.

Syndicats et patronat négocient en vain depuis près de deux ans.

La réforme du droit du travail, dont l'objectif fixé par le gouvernement est de réduire la dualité entre travailleurs stables et précaires, est un des points les plus observés par les analystes.

Ces derniers la jugent indispensable pour que le pays parvienne à changer de modèle économique après l'éclatement de la bulle immobilière.

Cet échec laisse au gouvernement la responsabilité d'imposer une réforme.

Le chef de l'exécutif, José Luis Rodriguez Zapatero, avait prévenu qu'elle serait adoptée par le gouvernement mercredi prochain, avec ou sans accord entre les partenaires sociaux, alors que l'Espagne est confrontée à un taux de chômage d'environ 20%, record de la zone euro.

Les deux grands syndicats, CCOO et UGT, ont toutefois prévenu qu'une réforme qui "lèserait" trop les droits des travailleurs entraînerait un appel à une grève générale.

Le climat social s'est tendu en Espagne depuis que le pays est sous la pression des marchés à cause de l'explosion de ses déficits publics à 11,2% du PIB, ce qui a forcé le gouvernement à imposer d'impopulaires mesures d'austérité.

Les fonctionnaires se sont mis en grève mardi contre la baisse de salaire moyenne de 5% qui leur est imposée, mais la mobilisation n'a pas été massive. (BAJ)

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