Federgon propose aux syndicats un nouveau cadre pour le travail intérimaire

Les négociations sur le travail intérimaire au sein du Conseil national du travail (CNT) ont récemment repris, après avoir été suspendues en juillet dernier. Federgon, la fédération du secteur de l'intérim, a proposé un nouveau cadre pour le travail intérimaire, a-t-elle confirmé vendredi à l'agence Belga.

La révision du cadre, qui date de 1976, représente une pierre d'achoppement entre employeurs et syndicats. Les syndicats refusent l'introduction d'un "motif" supplémentaire tandis que les employeurs sont favorables à l'instauration d'un quatrième motif.

Actuellement, le travail intérimaire est autorisé dans trois motifs: le remplacement d'un travailleur dont le contrat est temporairement suspendu ou a pris fin, un surcroît temporaire de travail et l'exécution de certains travaux exceptionnels. Les employeurs veulent que le recours à l'intérim soit possible dans le cadre d'une embauche, ce qui constituerait un quatrième motif.

"Nous avons repris les négociations aux alentours de la nouvelle année", a déclaré le patron de Federgon, Herwig Muyldermans. "Nous avons fait une nouvelle proposition pour la constitution des droits au début de la mise à l'emploi. Après un certain temps, nous voulons donner plus de 'sécurité' aux intérimaires", explique-t-il, "mais avec le maintien d'une flexibilité suffisante". La proposition évoque un délai de préavis limité après trois mois de travail intérimaire.

En outre, le "quatrième motif" figure sur la table, selon Herwig Muyldermans, en plus de la demande syndicale d'informations supplémentaires et plus rapides lorsqu'il est fait recours à des travailleurs intérimaires.

La prochaine réunion au sein du CNT est prévue le 10 mars. (THD)

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