La FGTB Bruxelles entend s'attaquer à la "précarisation croissante" du travail dans la capitale

Réunie en congrès mercredi, la FGTB bruxelloise a décidé d'étendre ses priorités d'action à de nouvelles thématiques, comme la "précarisation croissante" du travail dans la capitale et la défense des libertés syndicales, dont le droit de grève et la représentation syndicale.

"On sait que Bruxelles connaît un taux de chômage effrayant, particulièrement chez les jeunes. Mais il y a côté de cela une précarisation croissante des personnes qui ont un travail", constate Philippe Van Muylder, secrétaire général de la FGTB Bruxelles, réélu mercredi pour un nouveau mandat de 4 ans.

Selon le syndicat, cette évolution s'explique par une économie bruxelloise basée essentiellement sur des activités de services où l'interim, les contrats à durée déterminée et la sous-traitance sont monnaie courante, mais aussi le non-respect du droit du travail.

"Les services d'inspection sociale à Bruxelles ne sont pas en état de fonctionner. Il y a un vrai délitement", selon la FGTB bruxelloise.

Celle-ci a par ailleurs décidé mercredi d'oeuvrer à une transition "juste et durable" de la société.

"On a, à la FGTB, été trop focalisé ces 10 à 15 dernières années sur la seule croissance nominale du PIB (...) sans tenir vraiment compte des conséquences pour l'environnement", ajoute Philippe Van Muylder.

Mais pour le syndicat, cette transition ne pourra toutefois pas se faire aux dépens de l'emploi. "La ville durable ne peut pas être évaluée seulement sur base de son bilan carbone. Elle doit l'être aussi au point de vue social". (EDR)

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