La FGTB Bruxelles est contre la régionalisation de l'enseignement

A l'inverse de la position prise la semaine dernière par son homologue wallonne, la FGTB Bruxelles a exprimé jeudi son opposition à toute régionalisation de l'enseignement.

"Selon les experts, il manque au moins 500 millions d'euros par an (pour faire fonctionner Bruxelles). Qui serait dès lors assez fou pour prendre l'enseignement (aujourd'hui à charge de la Communauté française, ndlr) et le mettre dans les compétences de la Région bruxelloise? ", s'est interrogé jeudi le secrétaire général de la FGTB Bruxelles, Philippe Van Muylder.

"Ce n'est pas un moment favorable pour régionaliser l'enseignement. Peut-être un jour, mais il faudra pour cela (...) qu'on nous montre que les choses seraient mieux pour les enfants, les parents et les enseignants".

Réunie en congrès la semaine passée à Namur, la FGTB wallonne y avait prôné, "par souci de cohérence", le transfert des matières communautaires vers les Régions.

Interrogée sur ses solutions pour parvenir à un refinancement de la Région Bruxelles-Capitale, la FGTB bruxelloise a cité les intérêts notionnels "qui représentent 3 milliards d'euros par an" et une meilleure lutte contre la fraude fiscale, laquelle se chiffre, selon une récente étude de l'ULB commandée par le syndicat socialiste, à 20 milliards d'euros par an. (EDR)

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