11 juillet: quand on ne parle pas de Bruxelles, on n'en dit pas du mal - Ch. Picqué

Le ministre-président bruxellois Charles Picqué a réagi sur le ton de l'humour jeudi, à propos de l'absence de Bruxelles dans l'allocution prononcée mercredi par le président du parlement flamand Jan Peumans (N-VA) lors de la séance académique d'ouverture de la Fête de la Communauté flamande.

Dans une allocution très largement consacrée à la Wallonie, le président du parlement flamand avait proposé mardi de créer un poste d'attaché flamand en Wallonie. Il avait aussi suggéré l'ouverture d'un dialogue direct entre la Flandre et la Wallonie dans un modèle "fédéral ou confédéral dans lequel chacun exerce son autonomie, dans le "respect mutuel du principe de territorialité".

L'an dernier, une partie de son allocution avait été consacrée à Bruxelles, capitale de la Communauté flamande.

"Je suis content que temps en temps on ne parle pas de Bruxelles dans ce genre de circonstance, plutôt que d'en parler de manière négative", a ironisé jeudi le ministre-président bruxellois, interrogé à l'issue de la réunion de son gouvernement.

Charles Picqué n'a pas caché que c'était pour éviter d'avoir à faire de la surenchère sur certaines provocations lors de cette même Fête qu'il se rendait plutôt à la fête de la Commission Communautaire flamande de Bruxelles qu'à celle de la Communauté flamande organisée dans l'Hôtel de ville de Bruxelles.

Le ministre bruxellois des Finances Guy Vanhengel (Open VLD) s'est montré plus caustique.

"Ne pas pas évoquer Bruxelles dans un discours prononcé à l'hôtel de ville, c'était gros. Proposer de créer un poste diplomatique flamand à Namur, c'est une blague typiquement belge", a-t-il glissé. (JDD)

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