A Bxl, les indicateurs de pauvreté sont plus que jamais dans le rouge

La pauvreté continue de gagner du terrain en Région-capitale, ressort-il des indices d'évaluation de ce phénomène repris dans le rapport bruxellois sur l'état de la pauvreté 2010: plus du quart de la population vit sous le seuil de risque de pauvreté; accroissement des inégalités de revenus; taux d'emploi le plus faible du pays (55,1%); augmentation du nombre de personnes dépendant d'un revenu de remplacement; aggravation du chômage (+9.000 demandeurs d'emplois de plus en septembre 2010 par rapport à septembre 2009). Le rapport présenté lundi par les ministres Evelyne Huytebroeck et Brigitte Grouwels relève une difficulté de taille dans une Région confrontée à une explosion démographique: la moitié des garçons et près de moitié des filles présente au moins une année de retard scolaire en entrant dans le secondaire.

Les catégories d'âge des plus jeunes comptent systématiquement une plus grande part de personnes à faible niveau d'instruction que dans le reste du pays. On dénombre à Bruxelles deux fois plus d'enfants et de jeunes vivant dans un ménage sans revenu du travail.

28% des bébés bruxellois naissent dans un ménage sans revenu du travail.

Face à cette situation, le gouvernement bruxellois a rédigé une note politique de lutte contre la pauvreté commune à toutes les institutions bruxelloises pour tenter, dans un premier temps, de freiner cette évolution négative, au départ de quelques principes de base.

Il s'est fixé 34 objectifs stratégiques, sans deadline, et sans détenir les leviers essentiels en matière de revenus minimum (fédéral) et d'enseignement (communautés). (VIM)

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