Aide juridique: pas d'avancée suffisante à court terme selon les avocats

Les ordres des barreaux francophones, germanophone et flamands n'ont pas obtenu vendredi d'avancées significatives à court terme pour refinancer l'aide juridique lors d'une réunion avec la ministre de la Justice Annemie Turtelboom, a-t-on appris auprès du président de l'ordre des barreaux francophones et germanophone. Ces derniers menacent toujours de suspendre l'aide juridique dès le 10 mai.

Le bilan de la réunion est en demi-teinte, précise Robert De Baerdemaeker, président de l'OBFG. Si les avocats n'ont pu obtenir de résultats satisfaisants pour le court terme, les barreaux pourront en revanche participer à moyen terme au projet de réforme du système de l'aide juridique (pro deo). Ce dernier permet aux clients moins fortunés de bénéficier de la gratuité partielle ou totale du service d'un avocat.

Les avocats pro deo protestent contre la diminution de leur indemnisation forfaitaire. Ils sont rétribués sous forme de points lors de leurs prestations d'aide juridique. Aujourd'hui, ce point vaut 24,03 euros, contre 26,91 euros il y a deux ans. La ministre Turtelboom s'est engagée, selon l'OBFG, à défendre au sein du gouvernement une hausse du point à 25,39 euros. Cette hausse est déjà qualifiée d'insuffisante par M. De Baerdemaeker. Les avocats pro deo sont actuellement rémunérés via une enveloppe fermée. Leur rémunération a donc tendance à diminuer ces dernières années en raison de la hausse de leurs prestations.

Il reviendra aux différents barreaux francophones et germanophone de se prononcer quant à une éventuelle suspension du service dès le 10 mai. "Les avocats se sentent trahis", a conclu le président de l'OBFG.

(PVO)

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