Armée: le colonel Gennart introduit un recours en urgence au Conseil d'Etat

Le colonel Luc Gennart, relevé prématurément de son commandement à la tête de la base aérienne de Florennes, après avoir dénoncé la "flamandisation" de l'armée, et privé des fastes de son unité prévus vendredi à Namur, a introduit jeudi une procédure en extrême urgence au Conseil d'Etat, a-t-on appris de source proche du dossier.

Cette requête en suspension concerne à la fois la mutation du colonel Gennart à Beauvechain, le 3 novembre prochain, et son interdiction de participer aux fastes de son unité, le 2e Wing tactique, ce vendredi à Namur. La décision du Conseil d'Etat est attendue vendredi matin.

Le colonel Gennart a été relevé prématurément de son commandement, qu'il devra quitter dès mercredi prochain - au lieu du 1er décembre, comme initialement prévu -, dans ce qui apparaît aux yeux des observateurs comme une sanction décidée par le chef de la Défense (CHOD) lui-même, le général Charles-Henri Delcour, après la sortie médiatique de cet officier.

Le colonel Gennart avait dénoncé le 16 octobre à la RTBF-télévision la "flamandisation" de l'armée, assurant que les "francophones n'ont plus rien à (y) dire" et disant craindre pour la fermeture de cette installation et le transfert de ses avions en Flandre.

Le ministre de la Défense, Pieter De Crem (CD&V), avait assuré mercredi qu'il n'avait "rien à voir" avec cette mutation et qu'il s'agissait d'une "décision interne (à l'état-major de la Défense)". (CHN)

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