Aucun emploi n'est menacé par la réorganisation du trafic international

La SNCB a fait savoir lundi que, contrairement à ce que craignent certains syndicats, aucun emploi n'est menacé par la nouvelle mesure visant à réorganiser la vente des billets de trains internationaux. Entrée en application lundi, cette décision prévoit le paiement d'un supplément de sept euros "pour assistance personnelle" pour les voyageurs qui achètent leurs billets de train aux guichets internationaux et non sur Internet.

Lundi, lors d'une action syndicale menée dans la gare de Bruxelles-Nord en réaction à cette mesure, la CSC Transcom et la CGSP Cheminots ont dit craindre que cet encouragement à la vente par Internet n'ait des conséquences pour l'emploi.

"L'objectif de cette mesure est de développer l'activité internationale et en aucun cas de réduire le personnel", rétorque le porte-parole de la SNCB, Philippe Tomberg.

Quant aux critiques qui considèrent que cette mesure va à l'encontre du rôle de service public de la SNCB, Philippe Tomberg tient à recadrer les missions de la société.

"Il est vrai que nous avons des missions de service public. Cependant, il est important de faire une distinction entre les missions subventionnées, comme le trafic intérieur, et celles non subventionnées et donc libéralisées comme le trafic international pour voyageurs", nuance-t-il.

"Sans subvention, il faut quand même faire en sorte que l'activité internationale soit rentable", ajoute-t-il.

La SNCB reconnaît que certaines personnes pourraient être pénalisées par cette mesure mais, dans la majorité des cas, elle permettra au contraire d'optimaliser le service international, selon le porte-parole de la SNCB.

(AUM)

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