Avenir des Germanophones: l'opposition CSP critique Karl-Heinz Lambertz

Le chef de file de l'opposition CSP (sociaux-chrétiens) au parlement de la Communauté germanophone, Pascal Arimont, a critiqué les propos tenus par le ministre-président socialiste germanophone Karl-Heinz Lambertz à propos de l'avenir de la Communauté germanophone. Le premier échevin de Lontzen, CSP lui aussi, parle pour sa part d'option "horrifiante" du rattachement à l'Allemagne.

M. Arimont a ainsi fait savoir qu'il se distanciait vivement des "spéculations du ministre-président" qui estimait dans un media allemand que si scission il y avait, un retour vers l'Allemagne, un rattachement au Luxembourg ou même la création d'un Etat souverain du style Liechtenstein serait pensable.

Selon M. Arimont, ce n'est pas au ministre-président de spéculer en ce moment sur un rattachement à un Etat tiers ou la création d'un nouvel Etat. "La position de Monsieur Lambertz n'est pas sans danger car elle risque de mettre en péril les discussions sur la position de la Communauté germanophone après une éventuelle réforme d'Etat et surtout le transfert de nouvelles compétences régionales", affirme le chef de file CSP dans un communiqué.

Il considère la position de M. Lambertz comme un impair diplomatique ou encore "un tabou qu'il ne fallait pas briser" qui risque de confirmer les idées des séparatistes dans notre pays.

Quant au 1er échevin de Lontzen, il parle d'une déclaration regrettable et d'une option "horrifiante" de rattachement à l'Allemagne. Il concède toutefois que, connaissant M. Lambertz il est convaincu que, "comme l'écrasante majorité des habitants de nos 9 communes, il aime et tient à ce pays". (JLS)

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