Brink's: réactions politiques

Les politiques déplorent voire condamnent la décision prise vendredi par la Brink's de déposer le bilan de l'entreprise.

Les ministres fédéral et régional wallon de l'Emploi, Joëlle Milquet et André Antoine, ont en outre fait état des contacts nécessaires en vue de "remettre au travail le plus

grand nombre des travailleurs victimes de la faillite imminente". Le ministre-président flamand Kris Peeters a également "regretté" cette décision de la Brink's, affichant sa volonté de voir les instances publiques démarrer au plus vite les démarches d'"accompagnement" des travailleurs concernés.

Dans un communiqué, le président du PS Elio Di Rupo a estimé que "le dépôt de bilan de la Brink's bafoue les règles fondamentales de la concertation sociale" à l'heure où les partenaires sociaux tentent une nouvelle fois de s'accorder sur la question de l'harmonisation des statuts ouvrier et employé. "En l'espèce, on ne peut exclure que la direction de la Brink's ait refusé une conciliation sur la question pour faciliter le licenciement du personnel sous statut ouvrier", souligne le PS.

Ecolo a pour sa part dénoncé "le cynisme de la multinationale" et réclamé "d'urgence" des mesures pour "sauvegarder" la qualité de l'emploi. "On touche ici au comble du cynisme quand on constate que l'entreprise annonce qu'elle ne pourra payer les derniers salaires et les préavis alors qu'elle vient de se séparer de sa branche la plus rentable, celle des diamants", condamnent les écologistes. Les Verts disent espérer "les Régions flamande et wallonne pourront s'entendre pour mettre sur pied un plan de reconversion efficace et rapide".

(OCH)

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