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Buizingen: pour les experts, les dirigeants de la SNCB confrontés à leur conscience

Les dirigeants de la SNCB sont confrontés à leur conscience pour avoir laissé les choses "aller aussi loin" en matière de sécurité du rail entre 1982 et 2002, leur politique témoignant d'un repli sur soi et d'une absence de culture de la sécurité, a affirmé mercredi un expert de la Commission spéciale "Buizingen" sur la sécurité du rail.

Durant cette période entre les catastrophes d'Aalter et de Pecrot, la SNCB a préféré le développement, avec les ACEC, de son propre système de sécurité TBL plutôt que de se tourner vers les technologies internationales existantes, a souligné l'expert Bart Van der Herten, qui a examiné la période en question.

Cette "attitude de repli sur soi" s'est traduite dans des retards d'installation, un manque de suivi des appareils installés et des attentes prolongées dans la perspective de nouvelles évolutions technologiques. Ces éléments sont significatifs d'une absence de culture de la sécurité au sein du groupe ferroviaire, en conclut l'expert.

"C'est cynique de le dire, mais s'il y avait eu de gros accidents plus tôt (que Pecrot), la SNCB aurait sans doute investi davantage dans la sécurité. Les dirigeants de la SNCB (entre 1982 et 2002) sont confrontés à leur conscience: pourquoi a-t-on laissé les choses aller aussi loin", a demandé cet expert.

Bart Van der Herten a également pointé du doigt le fait que les ministres de tutelle successifs sont restés trop "distants" vis-à-vis de la sécurité du rail. (MDP)

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