Catastrophe de Hal: le SACT pointe la responsabilité de la SNCB

Au lendemain de la catastrophe ferroviaire de Buizingen, le Syndicat autonome des conducteurs de trains (SACT), dénonce, par la voix de son avocat, Me Luc Misson, le fait que dès les premières heures qui ont suivi l'accident, la thèse de "l'erreur humaine circule", du fait qu'un conducteur "aurait pu ne pas apercevoir un feu rouge".

Sans préjuger des conclusions de l'enquête sur les circonstances qui ont mené à cette catastrophe, le syndicat rappelle "qu'en tant qu'employeur", la SNCB "est responsable des faits et gestes de son personnel".

"Les conducteurs de trains sont parfois astreints à de longues périodes de prestations et ne peuvent pas toujours prendre les jours de congé que réclament leurs organismes fatigués", souligne le SACT, qui rappelle que "des moyens techniques existent de longue date pour prévenir et corriger 'l'erreur humaine'.

L'avocat du SACT indique encore qu'après la catastrophe ferroviaire de Pécrot, "le tribunal de police de Nivelles avait condamné la SNCB elle-même comme responsable de l'accident".

Pour le SACT, la SNCB aurait dû, dès le lendemain de l'accident de Pécrot, le 27 mars 2001, "prendre les décisions voulues pour prévenir une nouvelle catastrophe engendrée par le franchissement d'un feu rouge et dégager sans délai les moyens nécessaires pour acquérir les équipements de sécurité les plus performants qui existent depuis belle lurette sur le marché. Neuf ans plus tard, une catastrophe de plus grande ampleur encore survient parce qu'un train n'était pas équipé des équipements voulus", déplore le SACT. (MJN)

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