Commission abus sexuels: besoin de créer des points de contact spécifiques

Les victimes d'abus sexuels dans le cadre de la formation sportive ou dans une relation patient-médecin devraient aussi pouvoir bénéficier de points de contact spécifiques qui les accompagneraient à la fois pour l'écoute et pour les défendre en justice, ont réclamé mercredi des spécialistes de la question devant la Commission spéciale "abus sexuels".

Les centres de confiance ou Child Focus pourraient-ils reprendre cette compétence, s'est interrogé le professeur Tony Van Loon (asbl UilenSpiegel). "Pourquoi n'ont-ils reçu aucune plainte pour abus sexuels dans l'Eglise", s'est-il demandé, réclamant une amélioration des structures existantes ou la création de nouveaux points de contact spécifiques.

La présidente de la Medical Women's Association of Belgium, Marianne Mertens, insiste également sur cette nécessité d'un point de contact qui ne contraigne pas nécessairement la victime à s'adresser à la justice en premier lieu. Dans la relation patient-médecin, les statistiques d'abus sexuels manquent, a-t-elle déploré, s'interrogeant à ce propos sur le rôle de l'Ordre des médecins.

Le psychologue du sport Yves Vanden Auweele a pour sa part fait état d'une étude menée en 2004 auprès de 445 étudiants en sport de haut niveau, dont il est ressorti que, sur 222 jeunes filles ayant répondu, 16 faisaient état de "comportements sexuels" explicites de la part de leur entraîneur masculin.

Outre un traitement circonstancié des plaintes à l'égard des victimes comme des auteurs, il convient de mettre en place des mesures préventives dans le monde sportif, a-t-il souligné. (BPE)

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