Commission Buizingen: l'autorité de sécurité critique envers Infrabel et la SNCB

Le directeur du SSICF, l'autorité nationale de sécurité du rail instituée il y a quatre ans, s'est montré fort critique mercredi vis-à-vis de la SNCB et d'Infrabel, devant la commission spéciale sur la sécurité du rail instituée à la suite de la catastrophe de Buizingen.

André Latruwe est parti du constat que les franchissements de feux rouges ont continué d'augmenter ces dernières années malgré le plan d'action de la SNCB en la matière.

"C'est qu'il y a davantage de possibilités qu'avant de brûler un feu rouge en raison de l'intensité accrue du trafic", a-t-il souligné, exhortant à aider davantage le conducteur sur le plan technique.

André Latruwe s'est dès lors inscrit en faux contre la vision des patrons d'Infrabel et de la SNCB qui ont présenté le développement du système de freinage automatique TBL1+ comme une première évolution vers le système européen d'assistance constante à la conduite ETCS.

Le choix en 2006 du TBL1+ peut juste être vu comme un mouvement de rattrapage du retard accumulé, a-t-il dit. Mais la migration vers l'ETCS nécessitera un travail "colossal" en raison des importantes différences entre les deux systèmes, a-t-il dit.

M. Latruwe a également pointé du doigt des problèmes de coordination entre Infrabel et la SNCB pour l'implantation du TBL1+.

Le SPF Mobilité, dont dépend le SSICF, partage la majeure partie des recommandations des rapports d'experts et s'applique à les mettre en oeuvre, a souligné sa présidente Carole Coune. (LEE)

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