Constructions scolaires: plan insuffisant et qui remet le PPP sur le tapis

Le Comité des Elèves Francophones (CEF) juge insuffisant le nouveau plan du ministre Jean-Michel Nollet en faveur des bâtiments scolaires et lui reproche de recourir à la technique du partenariat public-privé, à laquelle il avait pourtant dit renoncer il y a quelques semaines.

Le CEF, qui représente des élèves de l'enseignement secondaire, se réjouit du nouveau plan. Mais il dit constater que 121 millions d'euros y concernent à nouveau des contrats "DBFM", semblables aux contrats PPP (Partenariat Public-Privé). Selon le Comité, ce type de contrat coûtera très cher à la Communauté, au minimum deux fois l'investissement initial.

Le CEF juge aussi que la rénovation ou la construction de 49 écoles prévue dans le plan est largement insuffisante: rien qu'à Bruxelles, 79 nouvelles écoles seront nécessaires dans les années à venir, affirment les élèves.

Ils réclament des investissements entièrement publics, à l'occasion desquels la Communauté française ne ponctionne dans d'autres secteurs également en manque d'argent. Ils recommandent à cet effet que la Communauté française négocie avec le fédéral la levée d'un impôt sur les grosses fortunes et sur les transactions boursières.

Le Comité réagit ainsi à l'accord intervenu lundi au gouvernement de la Communauté française sur un nouveau mécanisme financier et une enveloppe de

400 millions d'euros pour réaliser les travaux dans 49 écoles prévus sous la précédente législature et pour créer plus de 10.000 nouvelles places dans l'enseignement en Communauté.

(VIM)

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés