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Des cuvettes de WC d'Amnesty International devant l'ambassade du Kenya à Bruxelles

Une quarantaine de militants d'Amnesty International ont manifesté vendredi matin devant l'ambassade du Kenya à Uccle (Bruxelles) à l'occasion de la Journée mondiale des toilettes. Par le dépôt devant l'ambassade de quatre WC, ils réclamaient aux autorités kenyanes qu'elles assurent la sécurité des femmes des bidonvilles, souvent victimes de viols lorsqu'elle doivent se rendre aux sanitaires.

Selon l'ONG, plus de la moitié des habitants de Nairobi habitent dans des quartiers informels et des bidonvilles, dans des conditions d'hygiène très précaires.

"Marcher longtemps pour atteindre des toilettes s'avère très dangereux pour les femmes dans les bidonvilles de Nairobi, surtout la nuit. Les viols restent largement impunis car le maintien de l'ordre y est totalement inefficace", explique Françoise Guillitte, porte-parole d'Amnesty International.

Par cette action à Bruxelles, l'ONG réclament au Kenya plus de sécurité dans les bidonvilles et l'obligation pour les propriétaires de construire des sanitaires à proximité immédiate de chaque habitation.

Les manifestants demandent également que les autorités kenyanes aident les propriétaires qui n'ont pas les moyens de construire ces toilettes et ces salles d'eau.

L'action d'Amnesty International, tolérée par les autorités communales uccloises, consistait au dépôt devant l'ambassade de quatre cuvettes de WC. Celles-ci ont finalement été enlevées par les policiers qui encadraient la manifestation. Une pétition signée par 7.000 personnes a été déposée à l'ambassade.

En début de semaine, une rencontre a eu lieu entre l'ambassadeur et les directeurs francophone et néerlandophone de l'ONG. (COR 953)

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