Deux Belges sur trois utilisent chaque jour leur GSM au volant

Deux Belges sur trois utilisent quotidiennement leur GSM au volant, d'après une étude de l'Institut belge pour la sécurité routière (IBSR) dont les résultats ont été communiqués jeudi. Fait frappant, "les risques en cas de conversation téléphonique avec un kit mains-libres sont pratiquement aussi importants qu'avec un GSM à la main", précise l'enquête.

L'IBSR a mené en 2009 une enquête auprès de 700 automobilistes belges. S'il apparaît que 76% des personnes interrogées sont conscientes du danger de téléphoner au volant, seulement 61% déclarent que c'est aussi le cas avec un kit mains-libres.

Selon le secrétaire d'Etat à la Mobilité Etienne Schouppe (CD&V), "les risques de l'utilisation du téléphone pendant la conduite sont comparables à un taux d'alcool dans le sang de 0,8%". Ainsi, le risque d'avoir un accident est de deux à neuf fois plus élevé pour les conducteurs qui téléphonent au volant que pour ceux qui ne le font pas.

Sur base de statistiques établies aux Pays-Bas en 2004, une étude a calculé que si personne ne téléphonait au volant, on dénombrerait près de 600 victimes en moins (hospitalisation et décès) chez nos voisins néerlandais. S'il ne dispose pas de telles statistiques pour la Belgique, l'IBSR estime que ce chiffre serait comparable chez nous.

L'IBSR a lancé le 26 juillet une nouvelle campagne de sensibilisation sur les dangers du GSM au volant qui se terminera le 22 août. Parallèlement, Etienne Schouppe a demandé aux services de police et aux parquets "d'accorder une attention supplémentaire à cette problématique". (LEE)

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