Diplomatie belge: la crise budgétaire imposera une "translation dans le temps"

La défense des droits de l'homme, la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance dans le monde, et enfin, la diplomatie économique: tels doivent être les axes prioritaires de l'action extérieure de la Belgique, selon le Premier ministre Elio Di Rupo, qui a reconnu jeudi que les difficultés financières actuelles imposeront toutefois de les "reporter un peu" dans le temps.

S'exprimant jeudi matin en clôture des Journées diplomatiques -le grand rassemblement annuel des ambassadeurs belges à Bruxelles-, le chef du gouvernement y a notamment encouragé les diplomates du pays à faire davantage pour "développer notre potentiel économique à l'étranger".

"Vu la crise économique, nous devons avoir un souci de compétitivité", a ainsi insisté M. Di Rupo dans un discours d'une vingtaine de minutes prononcé au Palais d'Egmont, devant le gratin de la diplomatie belge.

Evoquant la réputation et l'action de la Belgique sur la scène internationale, le Premier ministre a toutefois reconnu jeudi que les difficultés budgétaires que connaît le pays imposeraient une "translation dans le temps" de certains objectifs, "mais sans renoncer à aucun engagement".

"On doit être capable de reporter un peu, le temps de redresser nos finances publiques...", a défendu M. Di Rupo.

Prenant un moment à témoin le ministre des Affaires étrangères, le Liégeois Didier Reynders (MR), présent à ses côtés jeudi matin, le Premier ministre a également invité les ambassadeurs belges à défendre partout la ville de Liège, candidate à l'organisation de l'Exposition internationale de 2017. (MUA)

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