Dons d'organes: la nouvelle loi fait craindre une baisse du nombre de donneurs

La nouvelle loi sur le don d'organes, qui doit entrer en vigueur le 1er décembre prochain, pourrait avoir des conséquences néfastes sur le nombre d'organes disponibles pour les transplantations thérapeutiques, déplore le professeur Herman Nys dans l'hebdomadaire médical De Huisarts à paraître jeudi.

A partir du 1er décembre, aucun accord préalable ne sera plus nécessaire au prélèvement d'organes sur les personnes décédées, qu'il soit pratiqué à des fins thérapeutiques ou scientifiques. Cependant, si une personne s'oppose, au cours de sa vie, à ce que l'on utilise ses organes à des fins scientifiques, elle n'aura plus d'autre choix que de s'opposer également à un prélèvement pratiqué à des fins thérapeutiques.

Jusqu'alors, la loi de 1986 prévoyait que le consentement au préalable d'une personne décédée n'était pas nécessaire à un prélèvement de ses organes si le prélèvement était pratiqué à des fins de transplantation thérapeutique. En revanche, si les organes étaient prélevés à des fins scientifiques, le donneur devait accorder son consentement au préalable et de manière explicite.

"Il est compréhensible que les gens veuillent être solidaires avec les personnes souffrantes ayant besoin d'un nouvel organe, mais aussi qu'ils refusent que leurs organes soient utilisés à des fins scientifiques. On peut donc craindre que davantage de personnes s'opposent désormais aux dons d'organes", regrette le professeur Nys.

(HIE)

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