Emily Hoyos: les politiques devront être au rendez-vous des citoyens

La présidente du parlement wallon, l'écologiste Emily Hoyos, est d'avis que les responsables politiques wallons devront être au "rendez-vous" que les citoyens leur fixent pour le jour où les transferts de compétences du fédéral seront effectifs. Il ne faudra pas se contenter de prendre acte mais bien accélérer les réformes attendues, estime-t-elle dans une entrevue publiée par le quotidien La Libre Belgique, à l'occasion des 30 ans d'existence de l'assemblée wallonne.

Selon elle, pendant que l'Etat fédéral est en panne, les Wallons se tournent vers des institutions wallonnes devenues "un facteur stable de sérénité" dans lesquelles ils placent leurs espoirs.

Cette aspiration régionale n'est, selon elle, pas contradictoire avec le soutien marqué par un Wallon sur deux (selon un sondage récent) à la Belgique unitaire: "On doit concilier une Région en état politique et démocratique d'affronter les défis et une Belgique comme espace quotidien de solidarité et d'échanges", dit-elle.

Elle ne rejette pas l'idée de voir les libéraux participer aux négociations institutionnelles mais se demande s'ils sont en état de le faire, étant sortis affaiblis et divisés des dernières élections. En outre, la méthode Reynders consistant à demander d'abord ce qu'on laisse au fédéral lui donne "la chair de poule", lorsqu'on sait ce que veut la N-VA et qu'"un Maingain ne sera pas d'accord".

Si les institutions wallonnes se sont modernisées, il faudra encore que des choses changent, comme les provinces, qui n'ont pas bougé depuis leur naissance il y a 180 ans, affirme encore la présidente. (VIM)

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