Fortisgate: un SMS confirme les fuites de la Cour de Cassation

Le président de la chambre flamande de la Cour de Cassation, Ivan Verougstraete, a confirmé par SMS son intervention dans le dossier Fortis, révèle vendredi un quotidien flamand.

Le gouvernement Leterme avait présenté sa démission à la suite d'une note dans laquelle Ghislain Londers, le premier président de la Cour de Cassation, déclarait qu'il existe des "indications importantes" que le politique a exercé, dans ce dossier, des pressions sur la justice.

Il apparaît aujourd'hui qu'Ivan Verougstraete, le numéro deux de la Cour de Cassation, est intervenu dans le dossier sans que Ghislain Londers soit au courant.

Les faits remontent à décembre 2008. A la cour d'appel de Bruxelles, qui devait se prononcer sur la transaction, la magistrate Christine Schurmans était diamétralement opposée à ses collègues Mireille Salmon et Paul Blondeel.

Le 11 décembre, M. Verougstrate a eu un entretien téléphonique avec Mme Schurmans. Cette dernière a alors fait part de la relation conflictuelle avec ses collègues. M. Verougstraete a indiqué qu'il interviendrait lui-même immédiatement. Quelques heures après le coup de fil, M. Verougstraete a en effet envoyé un SMS en français à la magistrate, avec le message "Fait", confirmant ainsi son intervention. (DAD)

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