Ghislenghien: de nombreuses fautes pointées par le ministère public

Le ministère public a mis en avant, mardi, devant le tribunal correctionnel de Tournai, les nombreuses "fautes, carences et négligences" qui ont conduit, le 30 juillet 2004, à l'explosion de la conduite de gaz Fluxys à Ghislenghien, entraînant la mort de 24 personnes et en blessant 132 autres.

Pour le procureur Jean-Bernard Cambier, ce "carnage" n'est pas le fruit d'une volonté mais de négligences et d'imprévoyances. Il a insisté sur la responsabilité de Fluxys dont le "réseau gazier était affecté d'un vice".

Pour M. Cambier, Fluxys ne menait qu'une "surveillance formelle, inefficace" sur son réseau et n'a pas vu l'évidence.

Alors que l'explosion est inéluctable après qu'une fuite de gaz eut été constatée, Fluxys, a-t-il ajouté, a encore laissé des personnes sur le chantier.

Le ministère public, qui a dressé une ligne du temps des événements qui ont conduit à l'explosion, a également mis en évidence les manquements dans le chef des entrepreneurs travaillant sur le site de Diamant Boart à Ghislenghien et du bourgmestre d'Ath, qui figurent parmi les 14 prévenus.

Il poursuivra son réquisitoire mercredi. (GFR)

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