Groen veut mettre à l'amende toute modification future de la loi de sortie du nucléaire

Le parti écologiste flamand Groen a proposé mardi d'insérer dans la loi de sortie du nucléaire une clause prévoyant une amende pour toute autorité qui déciderait à l'avenir de modifier le calendrier de sortie du nucléaire.

La menace d'une telle amende, fixée par le régulateur de l'énergie (CREG), consoliderait le principe de la sortie du nucléaire, voté en 2003, et serait payée aux investisseurs dans l'énergie renouvelable, selon le député Kristof Calvo.

Ce dernier a rédigé un plan de substitution à celui du secrétaire d'État à l'Énergie Melchior Wathelet (cdH) qui prévoit la fermeture des réacteurs de Doel 1 et 2 en 2015 et la prolongation de Tihange 1 jusqu'en 2025.

Le plan Wathelet supprime certes l'article de la loi de 2003 permettant de prolonger le nucléaire après 2015 si la sécurité d'approvisionnement est menacée, mais cette suppression constitue une manœuvre pour prolonger Tihange 1, estime M. Calvo.

"Pour prolonger, il faut en effet un avis positif du régulateur de l'énergie, la CREG, et cette dernière n'est pas partisane d'une prolongation de Tihange 1. En supprimant l'article, on supprime aussi la nécessité de demander son avis à la CREG", affirme-t-il.

Agitant le risque d'une surcapacité de production, M. Calvo s'inquiète également du coût du plan pour le consommateur. Il demande une évaluation de la Cour des comptes et de la CREG. "Je suis sûr que le débat n'est pas clos", a-t-il commenté, réclamant en premier lieu une augmentation de la taxe sur la rente nucléaire. (JAV)

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