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L'acidité gastrique ne se traite pas à vie

Les réducteurs d'acidité gastrique (IPP) ne devraient plus être administrés à vie, comme c'est trop souvent la norme, selon les nouvelles recommandations d'usage qui enteront en vigueur dès le 1er septembre, rapportent samedi Le Soir et Sud Presse. Les statines, consommées par plus d'un million de patients pour réduire leur taux de cholestérol, ne devraient quant à elles être administrées que sous leur formule de base, aussi efficace, mais moins onéreuse. Il s'agit de deux des médicaments les plus prescrits.

Les nouvelles règles, publiées vendredi au Moniteur, ne tombent pas du ciel. Elles résultent de l'échec des mesures précédentes visant à réduire le coût de ces prescriptions. Soit une dépense annuelle globale de plus de 400 millions d'euros en 2008. Après avoir tenté d'imposer des conditions strictes de remboursement, l'assurance maladie (Inami) opte, cette fois, pour des recommandations non contraignantes, tablant sur le sens de la responsabilité des médecins.

Premier message: plus question de considérer que le reflux, l'oesophagite, voire l'ulcère exigent un traitement continu aux réducteurs d'acidité gastrique. "Pour être efficace, il ne faut traiter le patient qu'en fonction des plaintes, pas à long terme, sauf dans des indications très précises, comme la prévention de nouveaux ulcères", commente le Dr François Sumkay, qui représente les Mutualités chrétiennes à l'Inami.

D'autres recommandations ciblent les centaines de milliers de patients qui se voient prescrire des réducteurs de cholestérol. L'Inami préconise, pour initier un traitement, le recours privilégié aux statines de base: simvastatine ou pravastatine. (FEJ)

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