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L'anglais au lieu du français dans l'enseignement flamand: une idée contraire à l'ouverture

Si la ministre de l'Enseignement obligatoire en Communauté française Marie-Dominique Simonet ne s'étonne guère, en tant que Francophone, de la proposition du ministre flamand Pascal Smet de remplacer le français par l'anglais comme deuxième langue dans les écoles flamandes, elle regrette, en tant que ministre, une initiative qu'elle juge contraire à l'ouverture de la Flandre vers ses partenaires wallons et français.

Il s'agit là d'une manière d'imposer une vision qui nie la réalité des échanges entre la Flandre et les Francophones, dit-on dans l'entourage de la ministre, qui n'entend pas jeter de l'huile sur le feu communautaire à ce sujet.

Mme Simonet se pose aussi la question de savoir ce que pensent les patrons flamands de la proposition de M. Smet.

Celui-ci a par ailleurs fait savoir qu'il ne fallait pas réduire son plaidoyer pour l'anglais comme deuxième langue européenne à un débat communautaire. Selon lui, le projet européen ne peut réussir que si l'on renverse les barrières linguistiques pour pouvoir tenir un discours commun à partir d'une langue commune en Europe.

Si les habitants de l'Europe peuvent avoir une langue commune à côté de leur langue maternelle, qu'ils doivent choyer, l'unification européenne pourra en être positivement influencée, pense-t-il.

(JLS)

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