L'hôpital belge reste largement sous-financé par les pouvoirs publics

Le financement public de l'activité hospitalière est insuffisant pour couvrir les obligations que la législation impose aux hôpitaux, notamment au niveau de la rémunération du personnel soignant, a indiqué Santhea, la fédération des établissements de soins publics et privés non-confessionnels de Bruxelles et de Wallonie, lors d'une conférence de presse mercredi à Bruxelles.

La fédération attend du futur gouvernement fédéral qu'il maintienne les moyens budgétaires pour garantir à tous l'accès à des soins de qualité dans une large liberté de choix thérapeutique pour le médecin et dans une large liberté de choix du prestataire pour le patient.

Selon la fédération, le sous-financement actuel a pour conséquence que les institutions de soins sont contraintes de rechercher d'autres sources de financement, qui sont principalement constituées de prélèvements sur les honoraires médicaux et de suppléments réclamés aux patients, ainsi qu'une augmentation du coût de l'accès à la médecine spécialisée et aux techniques médicales de pointe.

Santhea demande donc le maintien de la norme de croissance légale à 4,5%, car celle-ci permet de conserver la qualité de la politique de soins de santé et de nourrir le fonds d'avenir pour faire face au vieillissement de la population.

Santhea est née en juin 2008 de la fusion de l'Association francophone d'Institutions de Santé (AFIS) et de la Chambre francophone de l'Association des Etablissements publics de Soins (AEPS). Santhea est la première fédération d'institutions de soins de santé à Bruxelles et en Wallonie. Elle représente 48% des établissements de soins des deux régions. (VIM)

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